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LA LETTRE 9 DE LA PSYCHANALYSE CORPORELLE®
Mars 2013


Le corps au service d’une connaissance de soi

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Emmanuel Girard-Reydet et Jean-Michel Lasbouygues

 

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Depuis la révolution industrielle, la qualité de vie des sociétés occidentales s'est accrue de façon considérable sous l’effet des progrès médicaux, sociaux, politiques, et bien sûr technologiques. Qu'ils se manifestent dans l'aspirine, les congés payés, les transports, ou les multiples appareils qui peuplent notre environnement domestique, ils ont répondu peu à peu à des exigences et des contraintes de tout ordre, élevant d'une part le niveau et le confort de notre vie quotidienne et d'autre part, libérant du temps libre, du temps pour soi.

Nos vies n’ont ainsi plus grand chose à voir avec celles de nos grands-parents, qui dédiaient l’essentiel de leurs journées à travailler, dans des conditions souvent laborieuses, et à répondre aux besoins premiers de la famille. Ils n’avaient que peu de temps pour eux. Peu d'entre eux avaient le loisir de songer à des destinations de week-end, des soirées de concerts, ou au sport qu'ils allaient pratiquer à la rentrée prochaine. Prenons seulement l'exemple des tâches ménagères, combien de temps est consacré aujourd’hui à la lessive hebdomadaire d'une famille grâce à la machine à laver en comparaison à celui qu’y passaient nos grand-mères au lavoir ? Que de temps mobilisé, que d’énergie demandée au corps pour « seulement » assurer ce besoin élémentaire.

 

Du point de vue de la psyché humaine, ce temps libéré a eu une incidence capitale dans la mesure où il a libéré pour l’individu la possibilité d’avoir des états d’âme, de se poser des questions sur lui-même et de chercher à mieux vivre intérieurement. Le progrès a eu en parallèle un impact considérable sur le corps humain, qui n’est devenu plus seulement un outil au service du travail. Il lui est aujourd’hui accordé une toute autre attention, avec un souci réel de l’entretenir au bénéfice de pratiques diverses. Mais le corps a également pris une place privilégiée dans des démarches orientées vers la connaissance de soi.

De la psycho-analyse à la psychanalyse corporelle :

Dans le monde occidental moderne, c’est surtout l’approche psychologique qui s’est développée, donnant naissance à différentes formes de psycho-analyses. A son époque, Freud fut à l’origine d’une véritable révolution de la pensée avec la mise en ordre d’une conception alors totalement nouvelle de la vie intérieure. Dans sa théorie psychanalytique,1 l’inconscient apparait comme un concept central qui se traduit par le fait que l’individu demeure une énigme pour lui-même et qu’une grande partie de sa vie psychique, à l’image de l’iceberg dont la partie principale est immergée et invisible, échappe à sa conscience.

Au cours du 20ème siècle, les différents courants de la psychanalyse donneront des interprétations variables du rôle et de la nature des phénomènes inconscients. Alors que, pour Freud, l’inconscient se référait au seul passé personnel, Jung en proposera une lecture différente à travers la notion d'inconscient collectif.2 Son approche analytique, anthropologique et spirituelle lui permettra de définir cet inconscient comme constitué par les instincts et les archétypes, qui peuvent se percevoir comme des entités psychiques ou des nœuds de mémoire universels. Pour Jung, reconnaître l'existence et l'influence de l'inconscient collectif, c'est reconnaître que « Nous ne sommes pas d'aujourd'hui ni d'hier ; nous sommes d'un âge immense ».3

Le corps n’a toutefois pas été complètement oublié par certaines écoles, comme par exemple le courant Reichien ou humaniste, même si l’approche somatique n’a souvent été utilisée que comme un complément à l’approche psychologique.

 

Dans la même période et parallèlement au développement des théories « psycho-analytiques », de nombreuses tentatives, plus « confidentielles », ont cependant été menées par des professionnels du corps, qu’ils soient issus du milieu de l’art, de la kinésithérapie, ou de l’ostéopathie, afin d’appréhender une connaissance de soi à partir du corps. L’ensemble de ces techniques peut être regroupé sous la dénomination générale de « somato-analyse »4 comme le propose Jean-Georges Henrotte, chercheur au CNRS.

 

La somato-analyse compte elle aussi de grandes figures parmi lesquelles, Mathias Alexander5, qui va développer une forme d'éducation qui s'applique à reconnaître et surmonter les limitations réactives et habituelles dans le mouvement et la pensée; Moshe Feldenkrais6, qui s’est surtout préoccupé du jeu de la musculature dans le mouvement, souvent faussés par les schémas acquis. Citons également Gerda Alexander qui, avec l’eutonie, va élaborer une véritable méthode de prise de conscience de soi par le corps qu’elle évoquait en ces termes : « Que nous en soyons conscients ou pas, notre corps, ici et maintenant, représente chaque pas du développement de l’humanité depuis le début de l’évolution, ainsi que notre histoire personnelle depuis la conception au travers de la période prénatale, notre nature inconsciente et consciente, ainsi que toutes les possibilités de développement de l’humanité » .7

La psychanalyse corporelle8-9 s’inscrit dans la lignée de ces approches de type somato-analytique. Elle est née d’un long processus d’investigation puis de codification qui trouve ses origines il y a trente ans, dans un cabinet de kinésithérapie et d’ostéopathie, celui de Bernard Montaud, son fondateur.

Lors d’une séance d’ostéopathie crânienne, une personne fut prise de mouvements involontaires associés à des émotions. Cet événement fortuit fut le déclencheur d’une recherche assidue conduite par Bernard Montaud entouré d’une équipe de professionnels du corps, soucieux de suivre ce que le corps avait à leur apprendre.

Aujourd’hui ces mouvements involontaires conscients sont appelés lapsus corporels tant ils sont capables, dans des conditions précises, de ramener à la conscience des blessures psychiques centrales de notre passé, qui éclairent de sens notre présent. Au fil des années, 60 000 séances ont été pratiquées, plus de 450 dossiers archivés et étudiés. Cette recherche expérimentale a mis en lumière différents niveaux de lapsus corporels auxquels correspondent différentes couches de mémoire qui dévoilent d’abord de façon symbolique, puis de façon précise, le passé de la personne. En ont émergées : i) une nouvelle théorie de structuration de la personnalité et ii) une nouvelle approche d’accompagnement du présent, sur la base du passé retrouvé.

Dans le cadre d’un processus qui part du corps pour aboutir à une connaissance de soi approfondie, la psychanalyse corporelle permet à chacun de revivre corporellement et psychiquement les évènements-clés de son passé, appelés traumatismes constructeurs, qui façonnent la personnalité. Ce revécu ouvre sur la perspective si apaisante de pouvoir se réconcilier en profondeur avec son histoire, sa famille et soi-même. Il s’accompagne toujours d’un suivi dans le présent pour apprendre à profiter de cette nouvelle connaissance de soi et améliorer concrètement son quotidien.

 

En l’état actuel des connaissances, la psychanalyse corporelle a mis en lumière quatre traumatismes. Le premier, le traumatisme constructeur périnatal, programme chacun de nous dans une personnalité, c’est-à-dire dans une façon toute personnelle de se comporter dans la vie, dans ses réussites comme dans ses conduites d'échec. Alors que les trois autres - les traumatismes constructeurs de la petite enfance, de l’enfance et de l’adolescence - constituent des rappels qui réactualisent le programme initial selon les conditions spécifiques de chacun de ces âges. Ces évènements-clés sont des sommets de douleur existentielle qui résument une période de l’existence humaine. Ils sont toujours le résultat d’un conflit intérieur entre deux forces contraires d’égale intensité, deux perceptions du monde qui ne peuvent pas coexister (être/ne pas être pour la naissance, vérité/mensonge pour le petite enfance, plaisir/honte pour l’enfance, réalité/idéalité pour l’adolescence). Dans ces instants complètement intenables d’un point de vue psychique, l’être, pour conserver la raison, va s’amputer d’une moitié de perception du monde intérieur et extérieur, une moitié du fonctionnement de ses organes des sens. Chaque traumatisme produit ainsi en chacun un « moins voir, pour moins souffrir ».

La psychanalyse corporelle pose ainsi le principe d’un revécu corporel qui, dans sa complétude, est associé à la conscientisation de l’intégralité du scénario de chacun de ces quatre évènements traumatiques que nous avons tous traversés. S’il s’agit donc de ramener par le corps ces souvenirs spécifiques du passé, l’expérience montre clairement que la perception centrale d’une scène traumatique qui en découle échappe à tout souvenir conscient ou intelligent d’adulte.

Mémoire et mémoire du corps

Avant de décrire les différents niveaux de profondeur d’une séance jusqu’au niveau de revécu corporel complet, essayons de situer le principe de mémoire du corps sur lequel se fonde la psychanalyse corporelle, par rapport à l’état des connaissances scientifiques actuelles sur la mémoire.

Il est aujourd’hui clairement admis qu’il n’existe pas de « centre de la mémoire », ni de boîte noire d’où surgiraient les souvenirs, mais bien plusieurs zones du cerveau impliquées dans le traitement et la conservation des informations. Gènes, réseaux de neurones, synapses, neurotransmetteurs : les neurobiologistes explorent dans toutes les directions mais ils sont encore loin d’avoir la clé de compréhension absolue… « Tout notre être est mémoire, mais il manque un paradigme fondamental qui fait qu’il n’existe à ce jour aucune théorie globale cohérente », reconnait humblement Jean-Didier Vincent,10 membre de l’Académie des Sciences et de Médecine. Avant de conclure : « Comme les généticiens avant la découverte de l’ADN, les neurobiologistes attendent la découverte qui fera naître la science de la mémoire ».

« Bien sûr que le corps a une mémoire ! »11 affirme néanmoins fermement Alain Prochiantz, professeur de neurobiologie au Collège de France et éminent spécialiste de la morphogénèse du cerveau. Nous retiendrons de ses écrits les arguments suivants. La construction du cerveau humain, qui ne cesse qu’avec la mort, est dépendante pour une part considérable de nos interactions personnelles avec le monde extérieur. Le cerveau humain se construit ainsi de façon singulière par rapport aux espèces animales en emmagasinant le produit de l’expérience individuelle, qu’elle soit due aux sens, au langage ou à la vie affective. Ce qui fait dire à l’auteur que la pensée n’est pas déposée dans le système nerveux, mais qu’elle est constituée par le rapport adaptatif que le corps, par son système nerveux, mais pas uniquement lui, entretient avec le milieu. Il soutient au final l’existence de deux mémoires : i) l’une purement génétique : la mémoire de l’espèce ; ii) l’autre, qui sur la base d’un patron génétique serait construite par l’expérience sensorielle : la mémoire de l’individu, située dans le cerveau et le corps, que l’on ne peut dissocier.

Une science de la mémoire qui n’est donc pas encore véritablement née, pas de preuve scientifique absolue de l’existence d’une mémoire corporelle, mais des arguments forts en sa faveur soutenus par des scientifiques qui se hissent au-dessus de recherches encore très cloisonnées, souvent attachées à tenter de décrire de façon quelque peu réductrice les mécanismes et les localisations dans le cerveau de sous-systèmes de la mémoire. Mais qu’ont fait par exemple les naturalistes du 19ème siècle, si ce n’est d’inventer des concepts et les confronter à la réalité, avec des explications scientifiques qui sont arrivées parfois plusieurs siècles plus tard ?

La psychanalyse corporelle : un corps qui donne du sens au-delà de l’intelligence

La psychanalyse corporelle s’est progressivement codifiée jusqu’à la mise en évidence de sept couches de mémoire physique ou sept niveaux de lapsus corporels, associés à sept couches de mémoire psychique ; autrement dit sept niveaux de compréhension du passé dans le psychisme et donc de connaissance de soi. Les lapsus corporels se définissent ainsi comme des mouvements conscients mais involontaires, capables de réveiller des images de plus en plus précises de notre passé.

Le lapsus corporel agit comme ces vieux tubes musicaux qui nous replongent instantanément dans l'ambiance de leur époque. A la question "qu'avez vous avez fait l'été 1982?", un effort intellectuel  important serait nécessaire pour trouver la réponse, sans garantie non plus de le trouver. Par contre, il nous est tous arrivé, à la simple écoute d'un succès musical qui passe à la radio, de revisiter les séquences de notre propre histoire, comme si les pages de notre album photo intérieur se tournaient dès lors sans effort. Ainsi ces mouvements, issus de notre subconscient, vont amener le corps à s’exprimer dans des tensions de plus en plus grandes et révéler peu à peu à notre conscience, l'origine de nos comportements.

En début de séance, le psychanalyste corporel utilise ce que les ostéopathes appellent le mouvement respiratoire primaire12-13 mais avec un tout autre objectif. Ici, il ne s'agit pas de corriger les dissymétries que l'on y perçoit, mais d'aller dans leur sens et de les augmenter sans les modifier. Cette première action sur le corps déclenche chez la personne, le premier niveau de lapsus corporel : les spasmes sans sens. Pour la première fois, le corps fait un mouvement involontaire. Loin de toute perte de conscience, c'est l'expérience du « lâcher-prise ». Cette première étape est souvent ressentie comme une expérience positive. Enfin le corps se libère de l’emprise de la volonté et de l’intelligence. On vient en quelque sorte d'allumer pour la première fois la télévision intérieure. Pour l'instant, l'écran ne présente que la mire, aucun programme personnel ne s'y déroule encore.

Ce premier niveau de lapsus va initialiser une tension corporelle au niveau abdominal, qui va se transférer en périphérie du corps et donner lieu aux premiers mouvements intentionnels, porteurs d’un premier niveau de sens. En progressant ensuite dans les niveaux de lapsus ultérieurs, les tensions vont se multiplier dans le corps, se spécialiser et s’intensifier.

Plus le corps va se donner et s’engager dans des tensions, plus la télévision psychique va s'animer. Les images vont se faire de plus en plus nettes, jusqu'à arriver à un vécu extrêmement précis. Le corps est capable de restituer des informations totalement oubliées comme la couleur d'un abat-jour, la façon dont maman était habillée, la couleur des rideaux de la chambre… Et ceci n'est que le décor de la scène. Le corps restitue également toute l'intériorité de l'enfant à cette époque et les conflits intérieurs auxquels il a du s'affronter face à un monde d'adultes qui le dépasse.

De la même manière que le psychanalyste verbal va souligner un mot ou mettre l'accent sur un lapsus qui révèle l'inconscient, le psychanalyste corporel va stimuler et encourager la tenue des tensions du corps qui se présentent. Le psychanalyste corporel est là pour faire en sorte que la tension ne se relâche pas. Il encourage la tenue d’un conflit articulaire, par exemple un poignet en hyper-flexion. Cette action fait progresser la personne dans les niveaux de lapsus et permet de réveiller des images du passé.

Au fur et à mesure de la descente dans les différents niveaux de profondeur d’une séance, des lieux, des personnages (papa, maman…), les liens qui nous unissent à eux, vont parvenir à notre conscience. Des images, d'abord éparses, puis de plus en plus cohérentes vont s'imposer et au fil des séances, un véritable scénario se construire.

Ainsi, en niveau 3 - niveau où le corps s'exprime dans des mouvements orientés - la personne revisite différents instants de sa vie qui expriment le même type de souffrance sans que ces instants n’aient de lien chronologique. Par exemple : « J'ai 6 ans, j'attends papa devant le gymnase, il est tard, j'ai peur qu'il m'ait oublié, je me sens si seul », mais aussi « Je suis dans mon petit lit à barreau. J'ai 10 mois, je suis dans le noir, je pleure, je voudrais tant que maman vienne ! ». Alors qu’en niveau 5 - niveau où le corps manifeste des mouvements concrets - la personne revit une scène précise (associée à l’un des traumatismes constructeurs) , un jour précis, avec un début, un milieu et une fin : « Je tiens mon petit sac de sport. C'est l'hiver,  la nuit tombe. J'attends mon papa devant le gymnase, sous ce lampadaire si glauque. Il ne vient pas. J'en ai assez! Il me laisse toujours tout seul. Ca y est! Il arrive. Je suis maintenant assis à l'arrière de la voiture. Je sais d'où il vient, il est encore allé voir cette femme, Nadine. Je les ai vus tous les deux se regarder dans le bureau de papa. Maman n'en sait rien. J'en ai marre de n'être que son alibi. Je vais le dire. Je ne veux plus qu'il me laisse! ».

En rejoignant le septième et dernier niveau de lapsus corporel, qui se caractérise par un paroxysme de tension qui saisit l’ensemble du corps, nous accédons d’une part, à l’intime conviction du scénario de la scène sans plus le moindre doute ; d’autre part, à la conscience qu’il n’y a ni bourreau ni victime, donc à un tout autre point de vue sur la scène, source d’une réconciliation profonde avec notre histoire. Il ne devient en effet plus possible d’en vouloir au « bourreau de circonstance », simple représentant de l’espèce humaine, tellement nous avons accès à ses propres souffrances et tellement nous en sommes touchés. A cet endroit, cette maman ou ce papa qui par exemple nous faisaient si mal, nous apparaissent seulement si maladroits d’amour. Nous sommes aussi devant l’évidence d’une forme de responsabilité effective dans la situation, mais responsabilité qui se limite à celle d’avoir simplement voulu vivre ou donner de la vie.

Cette qualité de regard que l’analysant porte sur son passé signe la fin du revécu de la scène du traumatisme, et libère la possibilité de pratiquer des outils qui permettent de mettre du sens sur les souffrances du présent et d’ainsi les transformer. Cette nouvelle connaissance de soi est donc mise à profit pour améliorer le quotidien.

Pour le psychanalyste corporel, accompagner la personne dans la découverte de ces évènements culminants si décisifs est une aventure humaine poignante, car c'est une rencontre avec un corps instinctif devenu confident, capable d’apporter du sens au-delà de l'intelligence. Pour lui, c’est aussi une convocation à des instants magnifiques comme « suspendus dans le temps », durant lesquels l'homme dans sa capacité à pardonner revêt une beauté si particulière, celle d'être en paix avec lui-même et avec son histoire.

Conclusion :

Avec le progrès, la qualité de vie des sociétés occidentales s'est accrue de façon considérable, portant notre confort matériel à un niveau élevé. Les problématiques de nos sociétés ont ainsi évolué, tout comme les demandes et les aspirations de nos contemporains évoluent vers un plus d’accomplissement de leur vie. Il n'en demeure pas moins que la route pour s’épanouir et mieux vivre sa vie est loin d’être clairement balisée.

Dans cette nouvelle conquête d’un confort intérieur, le corps peut se révéler un véritable allier, confident intime au service de la connaissance de soi. Dans le cas de la psychanalyse corporelle, il permet à l’analysant non seulement de retrouver les évènements-clés de son passé mais surtout de se réconcilier avec lui-même et sa famille. Ainsi ce corps, ce compagnon si fidèle de nos journées, devient une source d’apaisement profond et le point de départ d’une amélioration concrète de la vie présente.

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Références bibliographiques :

1 - Freud S., Introduction à la psychanalyse, Editeur Payet, 1983.

2 - Jung C.G., Les racines de la conscience, Editeur Buchet-Castel, 1954.

3 – Jung C.G., Entretien avec le journaliste John Freeman, Interview BBC, 1959.

4 – Henrotte J.G., préface de L’Eutonie, un chemin de développement par le corps de Gerda Alexander, Editeur Tchou, 1976.

5 - Alexander M., L’usage de soi, Editeur Librairie de la Danse, 1932.

6 - Feldenkrais M., La conscience du corps. Editeur Robert Laffont, 1967.

7 –Hemsy de Gainsa V., Entretiens sur l’Eutonie avec Gerda Alexander, sa vie et sa pensée, Editeur Dervy, 1983.

8 - Montaud B. et Duret J.C., Allô mon corps… Fondements de la psychanalyse corporelle, Editeur EDIT’AS, 2005.

9 - Montaud B. et coll., Ni bourreau ni victime, Editeur EDIT’AS, 2009.

10 – Vincent J.D., Voyage extraordinaire au centre du cerveau, Editeur Odile Jacob, 2007.

11 – Prochiantz A., Les anatomies de la pensée,  Editeur Odile Jacob, 1997.

12 - Still A.T., Philosophie de l’ostéopathie, Editeur Sully, 2003.

13- Sutherland W.G., Textes fondateurs de l’ostéopathie dans le champ crânien, Editeur Sully, 2002.

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

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L’article du trimestre de la Lettre de la Psychanalyse Corporelle

 

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