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LA LETTRE 6 DE LA PSYCHANALYSE CORPORELLE®
Mai 2010

La revue électronique de l’Institut Français de Psychanalyse Corporelle®
Rédacteur en chef Bruno Berte

Le mot d’introduction

 

Les psychanalystes corporels viennent essentiellement de deux horizons professionnels différents : le monde du corps avec des kinésithérapeutes et des ostéopathes, et le monde des psy avec des psychologues et des psychanalystes. Dans cette Lettre, le premier article vous invite avec l’exemple de Nathalie, à vous arrêter sur l’instant présent. De quelle nature est-il? A quoi nous convie-t-il? Le second article nous montre, à travers un exemple, combien les souffrances physiques et psychiques sont étroitement liées et à portée de main. Bonne lecture

 

L’article du trimestre

L’instant présent

Bruno BERTE
Psychanalyste, Psychanalyste Corporel

Partout, il nous est conseillé de vivre l’instant présent, l’ici et maintenant.  Mais comment fonctionne cet instant auquel nous sommes conviés en permanence ?
Imaginez  Nathalie, mariée, deux jeunes enfants, cadre dans une société d’import-export. Suivons là dans un début de journée banal.

pour lire l'article

Le point de théorie

 

Rôle de la région lombaire en psychanalyse corporelle : Exemple

Jean-Michel LASBOUYGUES Kinésithérapeute, Psychanalyste corporel

Actuellement les professions de santé sont interpellées par la demande croissante de leur patientelle : celle d’un mieux-être psychologique. Nous, kinésithérapeutes, par le temps que nous passons avec nos patients et par l’intimité relationnelle de nos soins, avons une place privilégiée pour pouvoir observer combien les souffrances physiques et psychiques sont étroitement liées et à portée de main.

(Pour lire la suite)

 

A chaud, sorties de séance !

Deux instantanés de séances.

Le premier, peu avant la reconquête de la scène traumatique, le second juste après.

Ecoutons Angélique.

C’est moi qui ai provoqué ça, il faut me faire DISPARAITRE et lorsqu’en séance, je me sens écrasée, je voudrais que cette main qui m’écrase, me transperce totalement, m’écrase comme un vieux mégot de cigarette, m’anéantisse. J’ai tellement HONTE d’exister, il faut m’éliminer de la surface de la terre. Je suis devenue un monstre prêt à tuer, je lancerai au psychanalyste, dans le cercle, sur un ton de défi: Tu ne sais pas ce que tu fais à laisser vivre ça ! Oui, j’ai honte d’avoir provoqué cette hécatombe par mon désir, honte d’avoir voulu savoir, d’avoir eu la velléité de vouloir être GRANDE. (...)

Je sais maintenant quelle femme je peux ETRE et comment je peux la reconquérir à chaque fois que je serai triste, loin, ou lorsque j’ai l’impression que tout est fini et qu’il n’y a plus d’issue, plus qu’à BAISSER LES BRAS et qu’à tout laisser tomber. J’aurai à me replonger dans l’horreur de mon traumatisme pour accueillir et consoler la petite fille INNOCENTE, elle aussi, comme son bourreau, pour que la femme qu’elle est devenue renaisse à la VIE. Je ne serai plus jamais un pantin inconscient, plus jamais dupe de mon histoire, même si elle se rejoue, en permanence. Et s’il m’arrivait d’oublier ce que je dis aujourd’hui, il y aura toujours une partie de moi qui saura que c’est possible de RESSUSCITER parce que je l’ai vécu et que c’est imprimé dans mes cellules.

 

 

 

 

 

 

 

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L’article du trimestre de la Lettre de la Psychanalyse Corporelle


Bruno Berte Bruno Berte, psychanalyste, psychanalyste corporel

Partout, il nous est conseillé de vivre l’instant présent, l’ici et maintenant.  Mais comment fonctionne cet instant auquel nous sommes conviés en permanence ?
Imaginez  Nathalie, mariée, deux jeunes enfants, cadre dans une société d’import-export. Suivons là dans un début de journée banal.

15 mars 2010

8h45
Nathalie arrive au travail. Elle est énervée, elle vient de déposer ses deux enfants à l’école. Elle a dû assumer toute seule le lever et la préparation des enfants, son mari est en voyage d’affaires.
8h50
La standardiste l’interpelle et lui donne trois messages qui viennent d’arriver et un appel urgent de son chef.
8h55
Nathalie s’installe à son bureau en se demandant comment il est possible d’être déjà sur les nerfs et aussi fatiguée.
10h20
Nathalie est au travail, complètement débordée, elle voit arriver avec inquiétude son collègue qui vient comme d’habitude  demander des conseils. Elle sait déjà que quand il partira, elle aura du travail supplémentaire et une partie du travail de son collègue restera sur son bureau. Elle tousse et éprouve une sensation étrange de moiteur et de chaleur au niveau de la poitrine. « Que se passe-t-il, ferais-je une crise d’angoisse ? » se demande-t-elle.
« Comment se fait-il que la simple arrivée de mon collègue me mette dans un tel état ? Pourquoi je ne peux pas dire ‘non’ ? »

Faisons un arrêt sur image. Que se passe-t-il dans cet instant précis ?
Nathalie éprouve des sensations physiques et psychiques intenses et peu en rapport avec la situation. Pourquoi une telle angoisse à la simple apparition de son collègue ?
Pourquoi souffrir autant dans cette situation somme toute assez banale. Levons le voile de l’instant.

L’ici et maintenant…

Nathalie s’arrête un instant et après quelques secondes, un souvenir lui apparaît.
Elle est à l’université. Julie, son amie, lui demande de relire le travail à remettre au prof. de sciences sociales.  C’est étonnant comme lui reviennent en mémoire le titre du travail, le nombre de pages, comme si tout à coup elle était dans un autre espace-temps, en mai 93. Elle n’aimait ni ce sujet ni ce cours, pourtant elle a passé les deux soirées suivantes à corriger. Etonnant ! Elle plonge un peu plus dans le souvenir et se rappelle combien elle aimait cette amie nettement moins douée et ne pouvait lui refuser son aide. La remise du travail était urgente.
Pourquoi ce souvenir?
Le subconscient lui raconte que cette angoisse dans l’instant n’est pas anodine, que son histoire ne fait que se répéter sous une autre forme, qu’elle se sent encore et toujours obligée de voler au secours de ce collègue et qu’elle sera un peu plus débordée. En fait elle a raison de s’inquiéter et de s’angoisser. Tout va recommencer.
Nathalie est occupée de souffrir bien plus qu’il n’est nécessaire dans cette situation. Mais était-il nécessaire d’en souffrir ?

Jamais délié du passé !

Nous abordons chaque instant avec un besoin de sens et le subconscient choisit de manière extrêmement fine un instant du passé qui non seulement correspond précisément à la situation mais nous prévient que ce qui arrive est identique et connu. Ce qui nous permet d’exister comme d’habitude et d’être dans un même comportement répétitif. Ce que les psychanalystes corporels appellent le cycle traumatique.
Le passé vient donc sans cesse se ‘souperposer’ systématiquement à la situation présente. L’instant présent est lu, interprété et vécu comme une situation similaire du passé. Et cela sans que nous nous en rendions compte.

Et les situations similaires du passé les plus pertinentes sont les quatre grandes scènes qui nous ont structurés dans notre enfance, nos scènes traumatiques.
Voyons ce qu’il en est pour Nathalie.
 
Avril 1972, scène de la petite enfance

Nathalie a quelques mois, ses parents  partent en vacances, sa maman épuisée suit le conseil de son mari, déposer le bébé chez sa tante. Nathalie est dans son lit cage, l’après-midi, elle voit le soleil par la fenêtre sur la droite. Sans arrêt le cousin de 17 ans chargé de la surveiller pendant que la tante est partie faire les courses revient dans sa chambre. Nathalie sent quelque chose d’anormal, ne comprend pas pourquoi il l’ennuie tout le temps, revient sans cesse, la bouscule, la harcèle. Elle pleure de plus en plus mais personne ne viendra. Le cousin s’énerve sur cette petite jusqu’à l’étouffer avec le drap pour que cela cesse. Nathalie sent bien que ce garçon a des comptes à régler avec sa mère, qu’il n’est pas content de devoir la surveiller. Revenant sans cesse il n’est plus lui-même jusqu’à la secouer par les pieds pour que les pleurs cessent. C’est du harcèlement et cela ne finira pas, Nathalie a de plus en plus peur. Elle a accès comme tous les touts petits  à l’histoire de ce cousin étouffé par cette maman, qui doit toujours l’aider à la maison pour, en fin de compte, ne pas pouvoir sortir et rencontrer sa petite amie.


Et notre liberté dans tout ça ?

L’instant présent n’est jamais libre d’influence. Notre liberté va se mesurer à notre capacité à prendre conscience de ce qui se passe dans l’instant, à tenir compte de ce souvenir qui vient se ‘souperposer’ au présent. Nathalie n’est pas celle qui ne peut dire ‘non’ mais bien celle qui a traumatiquement besoin d’être harcelée.
Revenons à Nathalie ce15 mars.
Cette femme a deux possibilités : ne rien faire et être un peu plus accablée par l’arrivée de son collègue ou sentir combien son histoire se répète encore et toujours. Deux avenirs ce jour-là à 10h20 du matin.
Laisser la maîtrise à son histoire traumatique et subir les évènements jusqu’à s’épuiser dans son travail, laisser les angoisses prendre de l’ampleur, rentrer chez elle sans pouvoir être disponible à sa propre vie. Et au final s’éloigner de plus en plus d’elle-même et de son entourage.
Ou choisir une autre vie et parler à cette jeune étudiante qu’elle était, harcelée même par sa meilleure amie. Et mieux, reprendre amoureusement le souvenir de la scène de la petite enfance, ce petit bébé qu’elle a été, lui dire les mots d’amour et lui donner les caresses qui lui ont manqué ce jour là. S’innocenter de ces maladresses d’amour de ses parents, de sa tante et du cousin. En un mot, se pardonner d’être ainsi construite et trouver comment aider concrètement son collègue, en tenant compte amoureusement d’elle-même. Un autre moment à 10h20, vécu complètement différemment où Nathalie donne rendez-vous à son collègue pour l’aider dans la mesure de ses moyens et lui apprendre les éléments qui le rendront de plus en plus indépendant. Voilà l’instant présent vécu consciemment qui permet une toute autre vie dans l’instant suivant. Un instant transformé issu d’un être transformé.

Le souvenir a la capacité de nous ramener dans notre passé, dans notre souffrance unique avec comme seul enjeu : vas-tu te contenter aujourd’hui de ton fonctionnement traumatique ou es-tu capable de suffisamment d’amour pour transformer ton quotidien ?

Prendre en compte l’avertissement subconscient qui se raconte sans cesse comme une possibilité de transformation du quotidien, d’un plus d’amour dans les petits évènements, n’est-ce pas tenir compte de ce qui en nous voudrait nous faire accéder au meilleur de nous-mêmes. Ne serait-ce pas tout compte fait, faire preuve d’esprit sain !
 

Le point de théorie de la Lettre de la Psychanalyse Corporelle

Rôle de la région lombaire en psychanalyse corporelle : Exemple
Jean-Michel Lasbouygues
Kinésithérapeute, Psychanalyste corporel

En quoi l’accompagnement psychique de la personne concerne les professionnels du corps tel que les kinésithérapeutes?

Actuellement les professions de santé sont interpellées par la demande croissante de leur patientelle : celle d’un mieux-être psychologique. Nous, kinésithérapeutes, par le temps que nous passons avec nos patients et par l’intimité relationnelle de nos soins, avons une place privilégiée pour pouvoir observer combien les souffrances physiques et psychiques sont étroitement liées et à portée de main. Conscients de cet état de chose, ne serait-il pas l’heure pour notre profession de se questionner sur cette dimension psychique et de se doter d’une vraie compétence d’accompagnement de la personne ? Cette réponse, attendue de nos patients, ne serait-elle pas bénéfique en termes de qualité des soins ? Ne serait-elle pas aussi, dans son exercice complémentaire et non conventionné, une satisfaction financière pour le kinésithérapeute ? 
Et puis pour tout passionné du corps et de l’individu, c'est une véritable aventure que d'accompagner une personne à découvrir les évènements culminants et décisifs de son passé. C'est aussi une nouvelle rencontre avec le corps, devenu confident, sauvage, instinctif et qui apporte du sens au delà de l'intelligence. Il n'est plus seulement ce témoin passif de la douleur physique que l'on rencontre dans le soin, il devient le témoin actif de la douleur psychique. Ici c’est un nouveau rôle que nous pouvons avoir et qui ouvre de nouvelles perspectives à nos mains.
Pour ma part, je suis profondément convaincu que notre métier va de plus en plus s’ouvrir à cette dimension, complémentaire à notre savoir-faire actuel.

Pour rappel, sur quel principe repose la psychanalyse corporelle ?

La psychanalyse corporelle sollicite la mémoire du corps, qu'elle associe à l'expression verbale. Elle repose sur le principe du lapsus corporel, c'est à dire ces mouvements involontaires, conscients, qui réveillent en nous les images de notre passé. Le lapsus corporel agit comme ces tubes musicaux de notre jeunesse dont l'écoute nous replonge instantanément dans l'ambiance, les gestes, les odeurs précis de cette période de notre existence.
C'est en traversant 7 niveaux de lapsus corporels auxquels correspondent 7 couches de mémoire psychique que la personne va, pas après pas, découvrir ce qui lui est arrivé 30 ou 40 ans plus tôt. Plus la personne progresse dans les niveaux de lapsus, plus elle revit précisément ses scènes traumatiques, d'abord de façon symbolique, puis de façon très concrète. La psychanalyse corporelle permet non seulement de retrouver son passé, mais de le revivre intimement, en ne laissant aucune place aux interprétations.
Comme vous l’aurez compris, la psychanalyse corporelle n’a pas la vocation ni la prétention d’interpréter à la place des personnes l’origine psychique de leur symptôme douloureux. Elle a la vocation d’accompagner la personne à trouver par elle-même, et à l’aide de son corps, le sens profond des douleurs de son histoire et parfois celles de son corps.

Quel regard la psychanalyse corporelle porte telle sur la région lombaire ?

Pour aborder la région lombaire avec le regard de la psychanalyse corporelle, il me faut introduire une nouvelle notion, celle de la tension lapsusale. La tension lapsusale est une tension corporelle qui produit des lapsus subconscients c'est-à-dire des mouvements archaïques du corps capables de ramener des souvenirs du passé. Cette tension, qui apparaît en début de séance, va se spécilialiser au fur et à mesure que la personne progresse dans les 7 niveaux de lapsus, en deux familles de tension physique qui cohabitent. Ce sont les mouvements d’intensités et les mouvements d’images.

Il y a donc deux familles différentes de lapsus corporels.

Oui, et ces deux familles ont une expression corporelle différente et des rôles différents.

La première famille est celle des mouvements d’intensités. Ils ramènent les informations relatives à la douleur psychique que l’enfant traverse  dans sa scène traumatique. Ce sont des mouvements
illogiques allant au conflit articulaire et qui sont toujours la trace de l’intensité de cette souffrance. On cherche à se refaire mal comme dans le passé.

Cette intensité douloureuse, intérieure, psychique, est le socle du revecu en psychanalyse corporelle.

La region lombo-pelvienne en est une expression centrale et un vecteur prépondérant. En effet, nous pouvons observer qu’en moyenne, dans 8 cas sur 10, le corps se met dans une posture de lordose lombaire, très inconfortable, souvent douloureuse, qui ramène enfin à la conscience notre douleur originelle du passé, celle qui habite si souvent de manière subconsciente notre présent et qui pollue inlassablement notre capacité à bien vivre. ( cf. photo1)

La région lombaire apparaît donc en pratique comme une zone d’expression majeure et capitale de l’intensité de la douleur psychique traversée par l’enfant au moment de sa scène traumatique. Elle est un foyer de convergence de la douleur psychique.

La deuxième famille est celle des mouvements images. Ce sont des mouvements logiques évoquants des détails de la situation concrète du traumatisme. Ils ramènent à la conscience de l’adulte ce que l’enfant voit, fait et dit dans sa scène traumatique. En quelque sorte, ce sont les éléments concrets du sénario.
 
Nous pouvons citer le cas de Jacques dans un extrait de sa séance. A ce moment, son corps s’exprime dans sa main qui mime un mouvement de préhension. ( cf. photo 2) Puis, peu à peu, ses doigts se crispent intensément, enroulant le poignet dans une hyper flexion douloureuse. Cette augmentation de tension dans son bras va se propager dans l’axe de la colonne vertébrale, mettant à son tour la région lombo-sacrum en lordose. Nous assistons ici au passage d’un niveau de lapsus 6 à 71 qui exprimera d’une part, dans la main, les éléments concrets de son histoire, et d’autre part dans les lombaires, des information relatant la douleur psychique de l’enfant.
En effet, durant sa verbalisation d’après séance, il racontera avoir ouvert de sa petite main la porte du couloir, celle qui mène aux chambres du haut, en tournant la poignée ronde car il y a entendu du bruit. C’est à cet instant qu’il tombe des nues devant son père embrassant sa tante (images issues du mouvement de préhension). Sa main s’accrochant alors à cette poignée de porte comme  à une « bouée de sauvetage » (douleur du poignet en hyper flexion ) en même temps qu’il prend conscience combien ce secret, qu’il partage désormais, le plonge dans un conflit psychique inextricable (douleur de ses lombaires coincées en lordose), aux conséquences irrévocables sur le couple de ses parents, et dont il ne trouvera comme solution psychique que d’accépter ce mensonge familial en optemperant au regard autoritaire de son père.
Il témoignera plus tard dans une autre séance, pliant sous la pression du conflit psychique de cette scène de la petite enfance, qu’il referma sans bruit la porte, redescendit l’escalier sur la pointe de ses pantoufles et alla s’allonger dans son lit, remontant la converture jusqu’au dessus de sa tête, avec la volontée absolue de tout oublier. Il se réveillera un peu plus tard, faisant semblant de se lever à peine. Nous précisons qu’à ce stade de sa progression, ce n’est pas encore tout à fait la fin du revécu, car il découvrira un peu plus tard le monde de son papa et de sa maman. Cette nature d’informations psychiques le réconciliera avec lui-même et avec eux.1
Ainsi l’association de ces deux types de mouvements amène un revécu corporel au détail près de la situation traumatique. D’un côté toutes les images de l’action et de l’autre, toute l’intensité sonore du drame sans laquelle le revécu intime serait impossible.

Une dernière question : à qui s'adresse la psychanalyse corporelle?
Cette psychanalyse s’adresse à des personnes en bonne santé psychique qui souhaitent améliorer leur existence. Nos vies ne se déroulent pas de manière linéaire. Le sociologue, tel que Erickson2, parle aussi de cycles de vie. Nous traversons tous des périodes d'épanouissement et des périodes de remise en question.
Aujourd'hui, de plus en plus d’hommes et de femmes, le plus souvent autour de la quarantaine, mais aussi autour de la trentaine, sont réveillés par des états d’âme ou parfois des évènements très douloureux, comme un divorce ou la perte d’un emploi. Ils ont alors besoin de trouver un sens à ces évènements, de donner un sens à leur vie. La psychanalyse  corporelle  est une des réponses  à ses périodes de crise, de doute et de remise en questions salutaires.
1. Pour plus de détails, le lecteur pourra se référer au chapitre 4 de l’ouvrage de MONTAUD, B., et DURET, J.-C., Allô mon corps... fondements de la psychanalyse corporelle, Saint Nicolas de la Balerme, Edit'as, 2005.
 
2. LEVINSON, D., The seasons of a Man's Life, New York, Ballantine Books, 1978.
 

Dernière mise à jour : ( 27-05-2010 )
 
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